• Le sens de cette locution est bien connu : « s’attirer les bonnes grâces d’une personne » (souvent un subalterne) par des cadeaux, le plus souvent de l’argent, de manière à obtenir ainsi un passe-droit ou, plus largement, un avantage quelconque. Il semble que l’expression, attestée depuis 1640 dans, Oudin (« graisser les mains » ou « la patte », corrompre par des présens »), ait existée dès 1624 sous la forme « graisser la main (en compagnie d’une variante « graisser la gueule et les mains »). Elle s’appliquait surtout aux présents faits aux gens de la justice et de l’administration pour obtenir des faveurs. Longtemps la graisse et le gras ont été associés à l’argent et au profit (« faire ses choux gras » ou « s’engraisser de la sueur du peuple »). Le côté familier de l’expression (en partie grâce à « patte » pour « main ») a maintenu l’image jusqu’à nous, mais elle est concurrencée dans certains contextes par « arroser ».


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