• La crèche de Noël... toute une histoire

    La crèche de Noël... toute une histoire

      

    Comment cette coutume très ancienne, dont l’histoire évolue d’une façon étonnante au gré des cultures et des époques, est-elle parvenue jusqu’à nous ?

    « Comme Joseph ne put trouver un logement, il prit ses quartiers dans une grotte, près du village, et pendant qu'ils étaient là, Marie mit au monde le Christ et l'a placé dans une mangeoire ». C’est par ce récit du IIème siècle de notre ère que s’est développée la tradition selon laquelle Jésus serait né dans une grotte à Bethléem. Les lieux sont d’ailleurs vénérés dès le IIIème siècle, avant même que la première basilique de la Nativité n’y soit construite, un siècle plus tard.

     

    Mais pourquoi ce mot « crèche » ?

     

    Parce le mot d’origine franque « krippia », devenu « cripia » en latin, désigne jusqu'au XIème siècle la « mangeoire » des animaux, reprenant la tradition des écrits des premiers siècles. Au XIIIème siècle, la « crèche » va désigner spécifiquement cette mangeoire où l’Enfant Jésus a été déposé. Suivra l’association de l’âne et du bœuf, inspirée par les mots de l’Ancien Testament : « Le bœuf connaît son possesseur et l’âne la crèche de son maître » (Isaïe, 1 : 3) et popularisée ensuite par Jacques de Voragine, dans le grand best-seller de l’époque : « La Légende Dorée » (1261-1266).

     

    Saint François d’Assise, l'inventeur de la crèche vivante

     

    Quelques décennies auparavant, saint François d’Assise rentre de Terre Sainte. Marqué par sa visite à Bethléem, il veut reproduire la scène de la nativité à Greccio en Italie pour la nuit de Noël en 1223. C’est grâce à lui que la première « crèche vivante » est née ! Le modèle réduit avec de petites statues – et non plus une simple représentation picturale – apparaît ensuite, à la fin du XVIème siècle en Europe.

     

    Au XVIIIème siècle, les santons

     

    En France, les crèches sont popularisées après la révolution de 1789, d’abord dans les paroisses puis chez les particuliers, lorsque les églises devenues « propriétés de l'état Français » sont fermées, en 1793. C’est à cette époque que des crèches plus locales font leur apparition. Ainsi des crèches provençales avec leurs fameux « santons ». Le mot vient du provençal santoun (« petits saints ») et désigne une foule nombreuse, de l'ange Boufarèu, guide des bergers vers la crèche à Lou Pistachié, le valet de ferme, sans oublier bien entendu le célèbre Ravi, pardi !


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