• Quatorze ans après l'avoir perdue sur la plage

    Philippe avait perdu sa bague en nageant à Sarzeau. Jeudi, un passionné de détection de métaux l’a retrouvée sur la même plage. |DR

     

    C’est une histoire incroyable ! En 2004, alors qu’il se baigne à deux pas de son domicile, sur la plage de Saint-Jacques à Sarzeau, Philippe, âgé aujourd’hui d’une cinquantaine d’années, perd son alliance. Le lendemain, il demande à un ami possédant un détecteur de métaux de passer le sable au peigne fin. En vain.

    Jeudi, Gaël Roulin, membre de Détection 56, association qui rassemble des passionnés de détection de métaux, s’exerce sur la plage de Saint-Jacques à Sarzeau, quand son appareil se met à biper. Il découvre alors dans le sable une bague en or comportant les prénoms d’un couple « Philippe et Marie-Paule » ainsi qu’une date de mariage. Ni une ni deux, il poste une photo de sa découverte sur Facebook mais cache la date de la cérémonie. L’emballement est immédiat.

     

    Jusqu'au Canada

    « Tout le week-end, avec les notifications, mon téléphone n’a pas arrêté de sonner, rapporte Gaël Roulin. La recherche a été partagée plus de 4 000 fois jusqu’au Canada. Certaines personnes se sont même transformées en Sherlock Holmes en effectuant des recherches pour retrouver des Philippe et Marie-Paule. »

     

    Quatorze ans après l'avoir perdue sur la plage

    Gaël Roulin a rendu lundi après-midi l’alliance retrouvée sur la plage de Saint-Jacques à Sarzeau à son propriétaire qui veut rester discret. | DR

     

    Et puis lundi, c’est l’épilogue. Des amis d’un couple portant les mêmes prénoms ont contacté le « découvreur » car ils pensaient connaître l’heureux propriétaire. Vérification faite, la date du mariage était la bonne. « Il y avait beaucoup d’émotion quand j’ai retrouvé Philippe pour lui remettre l’alliance ce lundi après-midi. Il en avait fait le deuil. À tel point qu’il l’a même remplacée. »

    Comment cette bague a-t-elle pu rester sur la même plage malgré les marées ? « Elle s’est probablement enfoncée assez profondément avant de ressurgir grâce aux courants. Elle est en parfait état. » À l’image de l’amour que se porte encore le couple !

     

     

    L’association « Détection 56 SOS objets perdus » basée à Theix a pour but de rechercher à titre gratuit tout objet perdu récemment ou non (téléphones mobiles, clés de voiture ou de logement, bijoux, montres, bracelets…).

    Elle dispose de plusieurs bénévoles susceptibles d’intervenir sur les plages, dans les jardins, champs ou bois (avec autorisation des propriétaires des terrains), visuellement ou à l’aide de détecteurs de métaux. Mais sa mission ne s’arrête pas là.

    Ses membres interviennent régulièrement pour dépolluer (plombs de pêche, canettes…) les plages et les champs. En cas de besoin, il suffit de contacter l’association par téléphone et de laisser un message sur le répondeur au 02 97 66 80 73.

     

    Article paru sur Ouest-France

     


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  • Le plomb utilisé par les chasseurs nuit gravement à votre santé

     

    L’Agence européenne des produits chimiques a récemment publié une étude mettant en avant le caractère extrêmement nocif pour l’environnement et la santé publique des munitions au plomb, principalement utilisées par les chasseurs et les tireurs sportifs. Explications.

     

     

    30 à 40 000 tonnes de plomb tirées chaque année en Europe

    Alors que la chasse est ouverte depuis quelques semaines en France, cette nouvelle étude accablante rendue par l’Agence européenne des produits chimiques démontre à quel point l’usage de munitions au plomb est dangereux pour l’homme et l’environnement. Il y a tout juste trois ans, cette dernière avait préconisé des mesures de restrictions pour l’usage de ce type de munitions dans les zones humides, mais à la suite de ce nouvel examen, les experts incitent désormais à redoubler de prudence.

    Selon l’organisme, quelques 21000 tonnes de cartouches et balles au plomb sont tirées annuellement par les chasseurs européens (un tiers dans les zones humides, et les deux autres sur la terre ferme), tandis que les tireurs sportifs en dispersent entre 10000 et 20 000 tonnes. Sachant que la France compte 25 % des 5,2 millions de chasseurs européens, on peut considérer que 5000 à 6000 tonnes de cartouches se retrouvent dans la nature chaque année.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=YjF_PEQqV6Y&feature=player_embedded

     

     

    Animaux intoxiqués et ressources en eau contaminées

    Le plomb est un puissant neurotoxique dont les fragments microscopiques se dispersent rapidement dans les tissus. L’Agence européenne des produits chimiques estime d’ailleurs qu’un à deux millions d’oiseaux meurent chaque année de saturnisme (en picorant les plombs ou en se nourrissant d’animaux intoxiqués), et rappelle que « retirer la chair autour de la plaie d’un animal abattu ne suffit pas à ôter tout le plomb qui pourrait être absorbé par le consommateur ».

    Pour ne rien arranger, cette accumulation de plombs dans la nature contamine également les ressources en eau. En Finlande, l’organisme européen a notamment constaté que la concentration en métaux lourds était dix fois supérieure aux valeurs réglementaires dans les zones humides proches de champs de tir. Elle préconise désormais de cesser purement et simplement d’utiliser du plomb dans les munitions et de privilégier une autre substance, moins nocive pour l’environnement.

     

    Il ne dégrade pas que la nature

     

    Article paru dans la newsletter « Daily Geek Show »

     


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  • Retour à l’envoyeur

     

    À Dol-de-Bretagne, les ordures jetées dans la nature sont récupérées et déversées devant le domicile des coupables. Une initiative « à but pédagogique » qui semble porter ses fruits et fait de plus en plus d’adeptes en France.

     

    Une initiative « coup de poing » pour lutter contre les décharges sauvages

    Fatigué de passer son temps à courir après les décharges sauvages, Denis Rapinel, maire de Dol-de-Bretagne, une petite commune de 5 000 habitants située près du Mont-Saint-Michel, a décidé de prendre les choses en main afin de lutter contre ce type d’incivilités. Une fois les coupables identifiés, les ordures récupérées dans la nature par ses services sont déversées devant le domicile des coupables, et assorties d’une belle amende de 136 euros. Comme l’a expliqué le maire sur France 3 : « J’ai jugé que c’était vraiment insupportable et, par respect envers les employés communaux, qui ne sont pas là pour ramasser les déchets des habitants, c’était important de marquer le coup ».

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=hJrk7gfq-Fg

     

    Plus de 2 mètres cubes d’ordures déversées devant le domicile de leurs propriétaires

    Si la méthode dite du « retour à l’envoyeur » a été plutôt appréciée des habitants de la commune, certains craignent cependant que le recours à de telles actions ne suscite une sorte de vindicte populaire. Mais comme Denis Rapinel, l’a précisé : « Si j’avais souhaité que la maison soit identifiable, ce n’est pas cette photo que j’aurais publiée. Essayez de comprendre l’exaspération d’un maire qui passe son temps à combattre ce style de comportements ». Pour l’heure, ce sont plus de 2 mètres cubes d’ordures qui ont été gracieusement retournés à leurs propriétaires respectifs, qui réfléchiront désormais à deux fois avant de jeter leurs déchets dans la nature.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=RGRfZwui4zI

     

    Article paru dans dailygeekshow

     


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  • Le nouvel enjeu de l’Ouest

    Les parcs éoliens offshore dans l’Ouest. | OUEST-FRANCE

     

    Un forum a réuni, jusqu’à hier, les acteurs de la filière des énergies marines renouvelables. Des milliers d’emplois sont à la clé, en conception, construction et maintenance.

    En quelques années, la technologie des éoliennes flottantes a considérablement progressé. Le FWP Atlantic forum, qui a lieu de mercredi à hier, à Brest et en Pays de la Loire, lui a été entièrement consacré. Et ce n’est pas un hasard.

    L’éolien offshore (en mer) est l’énergie marine la plus utilisée dans le monde. Le Danemark pose ses éoliennes de troisième génération. Des projets émergent, de la Scandinavie au Japon, de Taïwan au Canada. Sauf en France, qui accuse un retard important en la matière.

    En Pays de la Loire, les appels d’offres des deux premiers parcs posés  (voir infographie)  au large de Saint-Nazaire (480 MW) et entre l’île d’Yeu et Noirmoutier (496 MW) datent de 2011 et 2013. «  Il suffit de quelques personnes qui déposent un recours pour retarder un projet de trois ans, déplore Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne. Il y a urgence à changer les textes.  » D’autant que les sites propices à une installation offshore posée sont limités.

     

    Carte à jouer

    Au large, il y a plus de vent et des projets qui génèrent moins de nuisances visuelles ou auditives. « Les conditions de l’Ouest sont représentatives à 80 % de celles qu’on peut retrouver un peu partout dans le monde », estime Laurent Schneider-Maunoury, président de Naval Énergies, qui y voit un laboratoire pour développer d’autres projets. Et un enjeu considérable pour la France, qui dispose du deuxième domaine maritime au monde.

    En Bretagne sud, le projet Eolfi de ferme expérimentale d’éoliennes flottantes entre l’île de Groix et Belle Île doit être mis en service en 2020. Plus au large, une zone de 500 km2 a été validée, le 6 juin, lors de la Conférence régionale mer et littoral. Elle est destinée à produire un gigawatt en 2030, soit la consommation électrique d’un million d’habitants.

    La Bretagne nord devra produire 0,5 gigawatt. Cela représentera en tout 30 % de la consommation électrique de la Bretagne.

    Les enjeux économiques sont considérables, à la hauteur des 220 millions d’euros investis par la Région Bretagne, à Brest, pour en faire une base pour les EMR (Énergies marines renouvelables). Des travaux sont en cours sur le polder où est aménagée une nouvelle zone de 40 ha entièrement dédiée à l’accueil de ces activités industrielles : éolien offshore posé ou flottant, hydrolien, houlomoteur, marémoteur…

    Dix-huit mois après le début du chantier, le futur terminal EMR brestois prend forme. Six hectares sont déjà disponibles. La construction du quai dédié progresse sans retard. C’est de ce polder que partiront les éoliennes d’Eolfi.

    Erquy (Côtes-d’Armor), Lorient (Morbihan), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Noirmoutier (Vendée) sont prévus comme ports de maintenance. Au large du Croisic (Loire-Atlantique), l’éolienne expérimentale Floatgen vient tout juste de produire son premier kilowatt ( O.-F.  de jeudi).

     

    Des erreurs à éviter

    Des groupes industriels sont prêts à investir, comme WPD Offshore France, producteur d’électricité renouvelable. La filiale française de ce groupe allemand qui gère des parcs éoliens terrestres et maritimes dans dix-huit pays a signé un partenariat avec la Région Bretagne lors du forum.

    À moyen terme, «  les éoliennes produiront de l’énergie pour transformer l’eau de mer en hydrogène que des bateaux viendront chercher pour faire fonctionner des voitures ou chauffer des maisons », détaille Dominique Moniot, directeur d’EMR Engie Green.

    « Pour l’éolien flottant, il s’agit de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’avec l’éolien posé », alerte Loïg Chesnais-Girard. Il est encore temps de prendre le bon cap « pour que nos éoliennes ne soient pas chinoises ».

     

    Article paru dans Ouest-France

     


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  • La « fée des dents », ou petite souris chez nous, n’est en compétition qu’avec le Père Noël en termes de popularité auprès des enfants. Elle est célèbre pour la tradition qui consiste à donner de l’argent en échange des dents de lait qui sont tombées. Aux États-Unis, la croyance en la «fée des dents» est devenue si courante que la croyance en elle est considérée comme un rite de passage montrant qu’un enfant « grandit ».

    La «fée des dents» ou petite souris est une figure fantastique de la petite enfance dans les cultures occidentales. Le folklore stipule que lorsque les enfants perdent une de leurs dents de lait, ils doivent la placer sous leur oreiller. La petite souris viendra pendant qu’ils dormiront, remplaçant la dent perdue par une petite somme d’argent. La tradition de laisser une dent sous un oreiller pour la souris (ou la fée) est vivace dans divers pays, autant en Amérique du Nord qu’en Europe. Bien évidemment, ce sont les parents qui remplacent la dent sous l’oreiller, mais il serait intéressant de savoir d’où vient cette légende.

     

    Vous l’avez sûrement attendue en étant petit…

     

     

    Le folklore

    Il n’y a pas de parallèle direct avec la petite souris dans beaucoup de folklores européens relatifs à la perte des dents de lait. Dans l’Angleterre médiévale, il était populaire de brûler les dents de lait d’un enfant. La raison était liée aux croyances sur l’au-delà. Une vieille superstition disait que si un enfant ne disposait pas de ses dents de lait correctement, la personne errerait dans l’au-delà pour l’éternité à leur recherche. Dans d’autres régions d’Europe, les enfants ont été encouragés à offrir leurs dents à des animaux, généralement des souris, ou à les jeter à l’air.

    Certains érudits du XIXème siècle trouvèrent cela intéressant et allèrent même jusqu’à suggérer que cette coutume était la preuve d’un paganisme vestigial sous la forme d’un culte du soleil. Il y a également des légendes en Europe qui associent la perte des dents à des sorcières. Dans certains cas, la raison de se débarrasser des dents est qu’une sorcière risquait de les trouver. Si une sorcière trouvait les dents d’une personne, on pensait qu’elle pourrait prendre le contrôle de cette personne.

     

    Vous l’avez sûrement attendue en étant petit…

     

    La légende de la petite souris à travers le monde

    Il existe cependant quelques légendes européennes qui ressemblent à la fée des dents américaine. Dans le nord de l’Europe, la fée des dents est enregistrée dans les écrits des Eddas, les premiers archives des traditions nordiques. Dans d’autres pays du monde, la légende de la fée des dents est décrite différemment. À Madrid, en 1894, par exemple, est né Ratoncito Perez (Petite Souris Perez), une figure devenue populaire dans les cultures hispanophones.

    Au Chili, au Mexique et au Pérou, il s’appelle « El Raton de los Dientes » ; tandis qu’en Argentine, en Colombie, en Uruguay et au Venezuela, il est connu comme étant « El Raton Perez ». En Italie, la fée des dents est également remplacée par une petite souris. En France et dans les régions francophones, on l’appelle littéralement « la petite souris ». Dans certains pays asiatiques, lorsqu’un enfant perd une dent, celle-ci est projetée en l’air et, ce faisant, l’enfant demande de la remplacer par la dent d’une souris. Cette tradition repose sur le fait que les dents des rongeurs se développent continuellement pendant toute leur vie.

    Il y a peu de détails sur l’apparence de la fée des dents. Environ 75 % des personnes croient que la fée des dents est une femme. Les descriptions les plus communes la décrivent comme une fée ressemblant à la fée Clochette de Disney, avec des ailes, une baguette, et beaucoup de poussière de fée. Mais certains décrivent la fée des dents comme un lapin ou une souris. D’autres descriptions sont celles d’un enfant avec des ailes, un lutin, une ballerine, un petit dragon ou même une hygiéniste dentaire.

     

    Bon ou mauvais pour les enfants ?

     

    Vous l’avez sûrement attendue en étant petit…

     

    Des études ont montré qu’en apprenant que la fée des dents n’est pas réelle, 75 % des enfants ont déclaré aimer la coutume, 20 % étaient neutres et 3 % n’y étaient pas favorables. Les parents ont tendance à considérer le mythe comme un réconfort pour les enfants qui perdent leurs dents. La recherche révèle que la croyance en la fée des dents peut effectivement apporter un réconfort à un enfant éprouvant de la peur ou de la douleur résultant de la perte d’une dent. Les mères, en particulier, semblent apprécier la croyance d’un enfant en la fée comme un signe que leur bébé est encore un enfant et qu’il ne grandit pas trop vite.

    Certains parents utilisent également la petite souris pour promouvoir une bonne santé dentaire, en disant aux enfants qu’ils obtiendront plus d’argent pour les dents saines que pour les dents cariées. De nos jours, la légende s’est largement répandue dans le monde entier, et de nombreux personnages fictifs d’Hollywood ont été directement inspirés par ce folklore. Ainsi, de plus en plus de parents pratiquent ce rituel, et la somme octroyée varie selon les pays et le statut socioéconomique des parents.

     

    Article paru dans dailygeekshow

     


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