En voici quelques brefs extraits
« Un homme, à la Cour, est maître de ses gestes, de ses yeux et de son visage ; tout ce grand raffinement n’est qu’un vice, la fausseté. »
« La Cour ne rend pas content, elle empêche qu’on le soit ailleurs. »
« A la Cour, l’honnête homme voit régner le vice sous la politesse. »
« Il n’y a rien qui enlaidisse certains courtisans comme l’arrivée du Prince : à peine puis-je les reconnaître à leurs visages ; leurs traits sont altérés et leur contenance est avilie. »
« La Cour ne saurait se passer d’une certaine espèce de courtisans, hommes flatteurs, complaisants, insinuants. Ne les retardez pas dans leur course précipitée... »
« A certains courtisans, il ne manque aucun des talents nécessaires pour s’avancer médiocrement. »
« Pour le courtisan, il n’y a rien de plus méprisable à la Cour qu’un homme qui ne peut faire leur fortune. »
« Je crois pouvoir dire d’un poste éminent et délicat qu’on y monte plus aisément qu’on ne s’y maintient ; on voit ainsi des hommes tomber d’une haute fortune par les mêmes défauts qui les y avaient fait monter ! »
« On remarque à la Cour des hommes avides, prêts à assumer toutes les charges, pourvu qu’ils en tirent des avantages. »
« Il faut des fripons à la Cour. Il y a des temps et des occasions où ils ne peuvent être remplacés par d’autres. »
« Honneur, vertu, conscience, sont des qualités respectables, mais souvent inutiles : que voulez-vous que l’on fasse d’un homme de bien ? »
« Si vous êtes un homme de bien qui ne songe pas à plaire et qui est uniquement attaché à son devoir, vous êtes perdu. »
Plus de trois siècles et c’est toujours d’actualité au niveau de certaines petites communes. Force est de le constater tristement.
(Les femmes ne sont pas évoquées dans ces extraits, car à cette époque-là elles étaient considérées comme quantités négligeables, mais à tort pour ce qui était de certaines favorites !)
Inutile de vous redire que toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite...