• © LP/Olivier Corsan Les climatiseurs, bourrés de gaz à effet de serre, donnent des sueurs froides aux spécialistes.

     

    Se passer de climatisation, mission impossible ? Face aux canicules à répétition, elle est devenue indispensable. Mais, selon les experts, c’est une bombe à retardement pour la planète.

    Il y a le ciel, le soleil, et la clim. S’apprêtant à passer encore une journée avec des températures culminant à 38 degrés  sur la moitié nord mardi, la France boit frais… et ronronne sous les climatiseurs, dans les voitures, les open spaces, les maisons de retraite, les centres commerciaux, les locations de vacances…

    La preuve ? Même si le taux d’équipement des particuliers en clim reste modeste, autour de 4 % selon l’agence de l’environnement, la ruée vers l’air frais se voit désormais sur la facture énergétique du pays. Selon une étude du cabinet SIA Partners, publiée le 2 août, c’est l’équivalent d’une demi-tranche nucléaire que consomme la France pour chaque degré supplémentaire au-dessus de 25 °C, en ce moment.

     

    Problème mondial

    Les pics s’enregistrent logiquement les jours les plus chauds, aux heures de bureau entre 10 heures et 18 heures, et spécialement en Île-de-France et sur la Côte d’Azur. Avec cette conséquence : augmenter encore un peu plus la fournaise dans les villes, à l’extérieur des bâtiments rafraîchis par la technologie.

    « Le principe de la clim consiste à rejeter dehors la chaleur du dedans : dans certaines villes comme Tokyo, la chaleur a augmenté d’un à deux degrés », explique Valéry Masson, responsable de l’équipe de recherche en climat urbain chez Météo France, joint ce lundi à un colloque à New York, où la canicule et les moyens de s’en prémunir fait aussi ces jours-ci les gros titres de la presse.

    Et pour cause : le problème est mondial  et vertigineux. Les climatiseurs donnent des sueurs froides aux spécialistes, bien conscients de la bombe à retardement que sont ces machines grosses consommatrices d’énergie, bourrées de gaz à effet de serre et qui se multiplient sur la planète. Selon l’agence internationale de l’énergie, leur nombre devrait bondir de 1,6 à 5,6 milliards d’ici à 2050.

     

    Des progrès trop lents

    Faut-il alors suer en silence ? Architectes et urbanistes, de leur côté, planchent sur le moyen de résister plus efficacement à l’avenir aux canicules, sans abîmer davantage la planète. Les expérimentations sont légion. En Californie, on adopte les peintures claires en façade comme sur les murs des villages méditerranéens, dans les maisons on lorgne les puits canadiens ou les pompes  à chaleur réversibles pour puiser sous la terre la fraîcheur réclamée sur le plancher des vaches, en Chine on construit des couloirs à air frais, amenant aux centres-villes la tiédeur des collines environnantes…

    « On redécouvre des techniques ancestrales, des façons d’exposer, de faire circuler l’air, que l’on avait oublié au XIXème siècle quand on a voulu passer au tout technologique », constate Armand Nouvet l’architecte qui a signé parmi les premiers logements bioclimatiques construits à Paris.

    Les progrès existent, mais restent lents. « Pour être efficaces, les stratégies pour rafraîchir l’atmosphère doivent s’appliquer non seulement à l’échelle de la maison, mais aussi du quartier et de l’urbanisme en général, souligne Valéry Masson. Il reste plus difficile de protéger une maison du froid en hiver, que de la chaleur en été. »

    «Il faut changer nos habitudes de construction»

     

    © /DR Olivier Sidler, ingénieur spécialiste de la consommation énergétique /DR

     

    Ingénieur et créateur d’un bureau d’études spécialisé dans les bâtiments à très basse consommation, Olivier Sidler est le porte-parole de l’association Négawatt qui milite pour la sobriété énergétique.

    Les bâtiments d’aujourd’hui sont-ils adaptés aux fortes chaleurs ?

    OLIVIER SIDLER. Non. La plupart des architectes en France ont une culture de la grande baie vitrée, ce qui, en matière d’énergie, est une ruine. On ne peut plus gaspiller ainsi en comptant sur la climatisation pour rafraîchir des pièces surchauffées par une trop grande exposition à la lumière. Il faut changer nos habitudes de construction, avec le souci de réduire les besoins en rafraîchissement. C’est ce que proposent déjà certains bâtiments innovants à basse consommation.

     

    Sont-ils aussi efficaces pour protéger de la chaleur en été que du froid en hiver ?

    C’est toute la difficulté des bâtiments très bien isolés : ils gardent la chaleur en hiver mais ont une faiblesse en été car il est aussi plus difficile d’y faire entrer la fraîcheur. Or, tous les appareils électriques qu’on utilise dans un logement, à commencer par l’éclairage, réchauffent l’air ambiant jusqu’à deux degrés. Si l’on ne peut pas bien faire circuler l’air, cela provoque des surchauffes.

    Comment lutter contre la canicule dans les maisons, alors ?

    En construisant de façon plus raisonnée des espaces bien isolés, doublés de protections solaires efficaces à l’extérieur des murs, et des matériaux lourds à l’intérieur qui conservent la fraîcheur, comme les grosses pierres dans les vieilles bâtisses. Il faut aussi que les habitants adoptent les bons comportements.

    Combien de degrés peut-on gagner sans utiliser de clim ?

    Dans tous les logements, on peut gagner facilement cinq à six degrés, si on veille à ne pas laisser allumés inutilement des appareils électriques, à ouvrir les fenêtres la nuit et fermer les volets la journée, utiliser un ventilateur pour brasser l’air…

    Cela sera-t-il suffisant pour affronter des canicules qui s’annoncent de plus en plus nombreuses ?

    Je ne le crois pas. Les records en Europe dépassent actuellement les 45 degrés et on connaîtra dans le futur des pics à 50 degrés. On sera alors obligés de recourir à un système actif de climatisation. Mais il ne faudra pas se tromper de technologie. Les climatiseurs d’aujourd’hui, qui contiennent les gaz à effet de serre les plus nocifs qui soient, sont un désastre : ils accélèrent le réchauffement de la planète.


    votre commentaire
  • Les fleurs, de par leurs formes et leurs couleurs, voire leurs parfums, ont fasciné les hommes depuis la nuit des temps. Aussi, au fil des siècles, chaque culture a développé un art du langage subtil : le langage des fleurs.

     

    Un langage ancien

     

    Le langage des fleurs, un code complexe et raffiné

    L’attrait des hommes pour les fleurs remonte à la préhistoire. Et si l’usage de parfums floraux est attesté depuis la haute Antiquité, il faut attendre le Moyen Âge pour que le langage des fleurs soit confirmé en Europe.

     

    Le langage des fleurs, un code complexe et raffiné

    La dame à la Licorne, l’Odorat, Musée de Cluny

     

    Au Moyen Âge, alors que les plantes sont au centre de la médecine, la littérature courtoise développe son art jusque dans la conversation sans parole, et le Roman de la Rose en est son plus célèbre exemple. L’art du jardin s’étend, et avec lui l’intérêt pour les plantes et les fleurs. Il était d’usage qu’au premier mai, un galant offre une fleur de son choix à l’élue de son cœur. Les tapisseries se couvrent de fleurs, la femme est comparée à un jardin clos et bientôt, pendant la Renaissance, Pierre de Ronsard écrit en 1545 Mignonne allons voir si la rose. Ce langage des fleurs, ancien et érudit, a été oublié et remplacé progressivement. Mais l’on en trouve des traces dans la littérature courtoise et dans les reconstitutions de jardins médiévaux donc celui (fermé au public) du Musée de Cluny.

     

    Le langage des fleurs, un code complexe et raffiné

    Portrait de Lady Mary Wortley Montagu

     

    L’ouvrage connut un certain succès dans une époque férue d’orientalisme, et le mouvement romantique s’est emparé de cette pratique pour la communication « secrète » entre amants. Plusieurs dictionnaires et ouvrages de conversation florale ont alors vu le jour. Parmi les plus connus, celui de Charlotte Delatour, Le langage des fleurs, rencontra un vif succès tout au long du XIXe siècle, avec 26 éditions entre 1819 et 1876. Celui de G.W. Gessmann, publié en 1899, fut également une référence. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que le langage actuel des fleurs se diffuse pleinement.

    En effet, dans un ouvrage posthume de Lady Mary Wortley Montagu (1689-1762) aristocrate anglaise et épouse de l’ambassadeur anglais à Constantinople, elle évoque le langage raffiné des fleurs, utilisé dans les harems de l’Empire Ottoman, qu’elle aurait découvert lors de son séjour entre 1715 et 1718. Publié en 1763, sous le titre Letters of the Right Honourable Lady M–y W—y M—-e, during her Travels in Europe, Asia and Africa, To Persons of Distinction, Men of Letters &c. in different Parts of Europe. Which contain, … Accounts of the Policy and Manners of the Turks, Drawn from Sources that have been inaccessible to other Travellers, il est surtout connu sous le titre générique de Turkish Letters.

     

    Le langage des fleurs, un code complexe et raffiné

     

    Durant la période victorienne, particulièrement pudibonde et moralisatrice, le langage des fleurs connut de nouveau un véritable engouement, d’autant plus que la période voyait la découverte de nombreuses fleurs et plantes venues des quatre coins de l’Empire Britannique, et que la noblesse et la haute bourgeoisie collectionnaient les essences les plus rares et exotiques. En outre, les fleurs ont toujours été un cadeau peu cher, voire gratuit pour les plus courantes. Aussi, cette tradition s’est diffusée au sein des classes les plus populaires.

    De nos jours, le langage des fleurs est certes moins utilisé, ni même connu, mais certaines pratiques ont continué, comme offrir des roses rouges à l’être aimé ou encore du muguet au 1er mai pour souhaiter du bonheur.

     

    La fleur symbole

     

    Le langage des fleurs, un code complexe et raffiné

    Henry Arthur Payne (1868–1940), Plucking the Red and White Roses in the Old Temple Gardens, circa 1908, City Museums and Art Gallery Birmingham, England

     

    La fleur symbole ne relève pas directement du langage des fleurs (p.162 à 165) mais peut revêtir un sens religieux, politique, symbolique, etc.

    Ainsi, lors de la Guerre des Deux-roses en Angleterre, les partisans de chaque faction arboraient une rose rouge de Lancastre ou une rose blanche d’York en fonction de la faction à laquelle ils appartenaient. De même, le lys, incarnation de la fleur mariale, ornait les autels des églises alors que les jeunes mariées portaient des couronnes et bouquets de fleurs d’oranger dont la blancheur éclatante rappelait leur pureté immaculée. La symbolique signifiante des fleurs est une pratique toujours vivace dans certaines régions du monde, notamment au Burkina Faso.

     

    Le langage des fleurs, un code complexe et raffiné

    Couronne de mariée

     

    La fleur peut également être le symbole d’une région, comme le chardon qui peut désigner la Lorraine en France ou encore l’Écosse. Quelquefois, symbole et langage des fleurs sont liés à d’anciennes légendes tristes ou charmantes qui nous éclairent sur leur sens.

     

    Le langage des fleurs, un code complexe et raffiné

    Langage des fleurs

     

    Bien que très ancien et largement diffusé, le langage des fleurs n’est pas universel, car intimement lié aux plantes poussant dans les différentes régions du monde. Ainsi, en Asie, les fleurs ont parfois une tout autre signification. Si vous souhaitez vous essayer à cette pratique, il existe de nombreux sites et livres qui pourront vous y aider. En tout cas, à la rédaction, nous avons été étonnés par le sens de certaines fleurs.

     

    Article paru dans Daily Geek Show

     


    votre commentaire
  • Selon les observations du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle, environ un tiers des oiseaux ont disparu de nos campagnes françaises. Un chiffre qui suit la même tendance dans le monde et qui n’est pas sans alarmer les scientifiques.

     

     Un rôle essentiel de régulateur

    Les oiseaux sont représentés à travers le monde par près de 10 700 espèces. Sur ces 10 700 espèces, plus de 6 000 sont insectivores et dépendent donc des insectes pour se nourrir. Plusieurs enquêtes, 103 précisément, réalisées par Martin Nyffeler et son équipe à l’université de Bâle, et résumées (sur leur site en anglais :

    https://www.unibas.ch/en/News-Events/News/Uni-Research/Insectivorous-birds-consume-annually-as-much-energy-as-the-city-of-New-York.html), ont constaté que les oiseaux insectivores mangeaient, entre 400 et 500 millions de tonnes métriques d’insectes par an.

    Ce sont notamment les oiseaux de forêt qui sont les plus meurtriers pour les insectes avec 70 % de la consommation mondiale annuelle d’insectes, surtout durant les périodes où ils ont des oisillons.

    Par ce régime, ils tiennent un rôle essentiel dans la lutte contre les insectes nuisibles. Si les oiseaux venaient à disparaître, les conséquences économiques et écologiques seraient terribles, notamment pour l’agriculture qui ne peut se passer ni des oiseaux… ni des insectes.

     

    Pourquoi la disparition des oiseaux est un véritable désastre ?

     

     

    Une disparition inquiétante

    Or, ces animaux sont actuellement en voie de disparition. Le déboisement, la propagation des pesticides systémiques, la prédation due à la surpopulation de chats domestiques, les collisions avec des structures humaines, la pollution lumineuse, l’agriculture intensive et le changement climatique sont autant de facteurs qui laissent peu de chance de survie aux oiseaux.

    À l’échelle mondiale, seuls quelques autres groupes de prédateurs tels que les araignées ou certaines espèces d’insectes comme les fourmis prédatrices peuvent aider les oiseaux insectivores à réguler les populations d’insectes dans la nature.

    Ce déclin, à l’échelle de l’Europe, demande la mise en place de solutions très coûteuses qui devront imposer un changement radical des pratiques agricoles, en remplaçant notamment l’agrochimie par l’utilisation de la biodiversité.

     

    Pourquoi la disparition des oiseaux est un véritable désastre ?

     

    Article paru dans Daily Geek Show

     


    votre commentaire
  • Mars, Vénus, Jupiter et Saturne sont les stars de la soirée

    Une personne regardant l'espace (ILLUSTRATION). | OLI SCARFF / AFP Thibaut CHEREAU

     

    Mars est au plus près de la Terre et les étoiles filantes pointent le bout de leur nez. Et bonne nouvelle : on peut facilement les observer à l’œil nu ! Sur le territoire français, près de 470 Nuits des Étoiles sont organisées.

    Clément Plantureux est chargé de mission à l’Association française d’astronomie. Depuis Paris, il est l’un des organisateurs de la Nuit des Étoiles qui compte pas moins de 470 manifestations un peu partout en France. 

     

    Qu’y a-t-il à voir dans le ciel cet été ?

    En ce moment, il y a quatre planètes parfaitement visibles : Vénus, Jupiter, Saturne et Mars que l’on peut voir de près. Ce sont les stars de la Nuit des Étoiles. On peut facilement les observer à l’œil nu. Pour Mars, le problème c’est qu’il y a une énorme tempête qui s’y est généralisée à sa surface. On ne voit pas beaucoup de détails. Mais comme elle est très proche de la Terre, on voit une énorme boule rouge au travers du télescope ce qui est très impressionnant. À côté, il y a les constellations estivales comme la Grande ourse, la Petite ourse, Cassiopée ou le Triangle de l’été avec Vega, Deneb, Altaïr.

     

    Et pour ce qui est des fameuses étoiles filantes ?

    Une pluie d’étoiles filantes arrive tous les étés entre fin juillet et mi-août. Cette année, le pic se situe entre le 11 et le 13 août. Il sera possible d’observer jusqu’à 100 étoiles filantes par heure si le ciel est dégagé et noir. Dans les grandes agglomérations, ce sera compliqué de les distinguer avec la pollution lumineuse.

     

    Justement qu’est-ce qu’une étoile filante ?

    Dans le cas des Perséides qui sont un essaim d’étoiles filantes, c’est une comète qui a traversé l’orbite de la Terre et qui a laissé derrière elle plein de particules. Quand la Terre traverse ce nuage, les frottements de l’atmosphère contre ces petites poussières les consument et produisent une lumière très brève pendant une ou deux secondes.

     

    Mars, Vénus, Jupiter et Saturne sont les stars de la soirée

    Une photographie prise vendredi soir dans le Centre de la France. | Guillaume Souvant / AFP

     

    Est-ce qu’il est possible d’observer le ciel sans matériel astronomique ?

    Oui. Chacun a sa manière d’apprécier le ciel. Personnellement j’aime observer sans instruments. Si on veut observer les bandes de l’atmosphère de Jupiter ou les anneaux de Saturne il faudra tout de même utiliser un télescope. Pour les étoiles filantes pas besoin d’instruments, c’est un phénomène très éphémère. On ne verrait rien de plus qu’à l’œil nu.

     

    Quels sont les meilleurs endroits en France ?

    Je n’ai pas de préférence. Je conseille simplement de s’éloigner au maximum des grandes villes et d’aller en rase campagne pour éviter la pollution lumineuse qui obstrue les observations. Près des littoraux c’est encore mieux parce que l’horizon est dégagé, en haute montagne aussi ou le ciel est encore plus pur.

     

    L’astronomie est-elle un loisir accessible aux débutants, sans connaissances particulières dans le domaine ?

    L’avantage de l’astronomie c’est que c’est vraiment simple de s’y intéresser. Il suffit de lever les yeux au ciel. On est vite touché par sa beauté en découvrant la Voie lactée ou les étoiles filantes. Quand on réalise que les planètes que l’on regarde sont à des millions ou des milliards de kilomètres, c’est fabuleux

     

    Article paru dans Ouest-France

     


    votre commentaire
  • Et oui… né à Saint-Nazaire… Cet article m'a fait énormément plaisir, car c'est absolument ce que je pense.

     

    C'est un Diesel, fabriqué en France !!!

     

    Lire, c’est très instructif

     

    Que tu aies une voiture « Diesel » ou non, un chauffage au fuel ou autre… lis ceci :

    C'est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle : La paranoïa du DIESEL ne concerne que les automobiles !

    Les poids lourds, autocars, navires, sont exclus ! Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule DIESEL, il faut leur révéler les données de l’industrie maritime qui a démontré qu'en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 15 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’automobiles de la planète.

    Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brûlent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe. Ces malheureux 15 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

    Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brûle environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

    Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France. Les milliers d’avions qui sillonnent le ciel et dont la consommation par passager et par km parcouru est 3 fois plus nocive pour le climat que l’automobile.

    Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare.

    Mais pas d’affolement, Nicolas HULOT va certainement sauver la planète en collant une nouvelle TAXE sur les seuls véhicules DIESEL… et affaiblir un peu plus notre industrie automobile, ce qui augmentera le chômage dans la foulée.

    Comme vous le savez bien, en payant une TAXE sur le gas-oil, celui-ci ne polluera plus… sauf si vous estimez qu’on vous prend vraiment pour des idiots.

    Cela prouve également que « les journaleux » sont achetés par le pouvoir pour nous laver le cerveau.

    Transmettre, c’est gratuit.

     

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires